Orange

Analyse financière

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L'essentiel

Orange est le premier opérateur téléphonique en France ainsi qu’un acteur présent au niveau mondial.

Le cours

Historique du chiffre d'affaires

Filtrer par date
En millions 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 Moyenne 10 ans TCAm 10 ans
Chiffre d'affaires (CA) 53488 45944 45503 45277 43515 40981 39445 40236 40918 41096 -2,5 %
Croissance du CA 1,0 % -14,1 % -1,0 % -0,5 % -3,9 % -5,8 % -3,7 % 2,0 % 1,7 % 0,4 %
EBITDA 18998 15952 14955 15019 12374 12459 11120 11213 12033 12086 -4,2 %
Marge d'exploitation 35,5 % 34,7 % 32,9 % 33,2 % 28,4 % 30,4 % 28,2 % 27,9 % 29,4 % 29,4 % 31,0 %
Résultat net part du groupe (RNPG) retraité courant 4339 3454 5207 4166 2519 2388 905 2515 2591 2329 -8,8 %
Marge nette 8,1 % 7,5 % 11,4 % 9,2 % 5,8 % 5,8 % 2,3 % 6,3 % 6,3 % 5,7 % 6,8 %
Cash Flow courant 11959 9408 11349 12538 9829 8433 6766 10398 10983 9329 -4,5 %
Croissance du Cash Flow -19,3 % -21,3 % 20,6 % 10,5 % -21,6 % -14,2 % -19,8 % 53,7 % 5,6 % -15,1 %
Capitaux propres part du groupe (CPPG) retraités 32668 31033 34088 34478 32753 33844 39037 40334 41252 41380 2,1 %
Rentabilité des CPPG retraités 13,3 % 11,1 % 15,3 % 12,1 % 7,7 % 7,1 % 2,3 % 6,2 % 6,3 % 5,6 % 8,7 %
Dette nette 36626 35022 34255 33607 31486 32013 27615 29595 27313 26794 -3,5 %
Dette nette/EBITDA 1,93 2,20 2,29 2,24 2,54 2,57 2,48 2,64 2,27 2,22 2,34
Nombre d'actions 2 614 991 236 2 648 709 774 2 648 858 606 2 648 885 383 2 648 885 383 2 648 885 383 2 648 885 383 2 648 885 383 2 660 056 599 2 660 056 599
CPPG retraités/action 12,49 11,72 12,87 13,02 12,36 12,78 14,74 15,23 15,51 15,56 1,9 %
Croissance des CPPG retraités -2,9 % -6,2 % 9,8 % 1,1 % -5,0 % 3,3 % 15,3 % 3,3 % 1,8 % 0,3 %
RNPG retraité courant/action 1,69 1,32 1,97 1,59 0,95 0,90 0,37 0,95 1,00 0,87 -9,5 %
Croissance du RNPG courant -28,3 % -21,7 % 49,0 % -19,4 % -40,3 % -4,6 % -59,0 % 156,9 % 4,6 % -12,6 %
Dividende/action 1,40 1,40 1,40 1,40 0,78 0,80 0,60 0,60 0,60 0,65 -6,7 %
Taux de distribution 82,8 % 105,8 % 71,0 % 88,1 % 82,2 % 88,4 % 161,7 % 63,0 % 60,2 % 74,6 % 79,6 %
Croissance du dividende 7,7 % 0,0 % 0,0 % 0,0 % -44,3 % 2,6 % -25,0 % 0,0 % 0,0 % 8,3 %
Cours annuel moyen 20,58 17,42 16,33 14,19 10,28 8,36 11,37 14,95 14,54 14,43 -2,6 %
Rendement 6,3 % 8,0 % 8,6 % 9,9 % 13,6 % 9,3 % 7,0 % 4,0 % 4,1 % 4,2 % 7,5 %
PER 12 13 8 9 11 9 31 16 15 17 14

La vision hiboo

Orange, groupe anciennement public et désormais privé, est détenu en 2017 à hauteur de 23% par l’Etat français (directement à 13% et 10% à travers Bpifrance).

Ces parts publiques ont été réduites peu à peu au sein d’Orange, et ce depuis l’ouverture du secteur des télécommunications à la concurrence en 1998.

Le chiffre d’affaires du groupe a entamé sa chute en 2009 jusqu’à ce qu’il commence à croitre à nouveau en 2015 : le taux de croissance annuel moyen depuis 10 ans est de -2,5% pour le chiffre d’affaires et de -8,8% pour le résultat net part du groupe.

C’est la conséquence de la sortie du périmètre d’Orange Royaume-Uni en début de période d’une part, et de l’entrée sur le marché mobile en 2012 de Free Mobile d’autre part, ce qui a entrainé une chute des tarifs et des marges pour tous les opérateurs français présents sur le secteur. 

Suite à une période d’adaptation de 3 ans et à des acquisitions en Espagne (Jazztel), en Afrique et au Moyen-Orient, le chiffre d’affaires d’Orange a entamé une remontée par rapport à ces dernières années.

Le reflux d’Orange au cours des 10 dernières années a généré une nette baisse de la rentabilité des capitaux propres de 13% à 5,6%.

Cependant, le groupe a réussi sur cette période difficile à maîtriser son endettement net qui a baissé d’environ 27% : le groupe tire profit d’un besoin en fond de roulement négatif tout au long de cette période, ce qui améliore sa capacité à générer des cash flow.

Le groupe cherche à développer son activité :

  • au sein des zones où la croissance de la demande est forte : la croissance d’Orange, ces deux dernières années, est le résultat des acquisitions faites en Espagne, Afrique et Moyen-Orient.
  • par la vente de produits à plus forte valeur ajoutée : il consacre sa R&D à l’amélioration de la qualité de ses services fixes et mobiles qui représentent à eux seuls 75% du chiffre d’affaires.

Chiffre d’affaires et Résultat net

Dette nette / EBITDA et Rentabilité des Capitaux Propres

Orange a affiché un PER de 17 en 2017 qui est supèrieur à sa moyenne sur 10 ans. Après une accumulation de situations défavorables, l’essentiel du risque potentiel réglementaire et concurrentiel semble être déjà dans le marché et dans les cours puisque le marché français, qui est le premier marché d’Orange, a maintenant les tarifs les plus bas d’Europe.
Orange s’est adapté et, depuis 2 ans, remonte la pente grâce à une stratégie qui parait bien adaptée.

 

Orange paraît être aujourd’hui une solide valeur de rendement et disposer de bons atouts pour avoir un peu de croissance : 263 millions de clients, une présence dans de nombreux pays, une taille importante permettant d’offrir de nombreux services (divertissement, finance) et la maîtrise des technologies nécessaires.

Sur le long terme, l’investisseur devra cependant surveiller les évolutions de la technologie car elles sont susceptibles d’impacter fortement les activités du groupe.

Price-earning ratio

L'entreprise

Leader français dans le secteur de la télécommunication, Orange est présent dans 28 pays avec 273 millions de clients dans le monde dont 211 millions dans le mobile.

Sous sa marque Orange Business Services, le groupe est également l’un des leaders mondiaux des services de télécommunication aux entreprises multinationales.

Reconnue pour ses taux de couverture de réseau et sa notoriété de marque, le groupe propose des services au grand public mais aussi aux entreprises et opérateurs internationaux, répartis dans différents secteurs : Services Mobiles (41%)

Services Fixes (33%)

Entreprises (14%)

Opérateurs Internationaux et Services Partagés (4%)

Autres (7%).

La majorité de l’activité d’Orange se situe en Europe avec 85% répartis entre la France pour 58% et l’Espagne, la Pologne, la Belgique, le Luxembourg et les pays d’Europe Centrale pour 27%. Depuis 2015, le groupe a augmenté ses parts de marché en Afrique et au Moyen-Orient en y acquérant plusieurs entités. Cette zone représente, en 2017, 12% du CA d’Orange.

Chiffre d'affaires 2017 par secteur d'activité

Chiffre d'affaires 2017 par zone géographique

Principaux actionnaires (2017)

Etat français

13,39%

Bpifrance Participations

9,56%

Salariés

5,39%

Principaux dirigeants

Président Directeur Général
Stéphane Richard

Directeur Général Délégué
Gervais Pellissier

Directeur Général Délégué
Ramon Fernandez

Directeur Financier
Ramon Fernandez

Le secteur

Le marché de la télécommunication en Europe est très fragmenté avec environ 300 opérateurs. Mais le nombre d’acteurs présents simultanément dans plusieurs pays européens est plus réduit avec tout de même environ, pour le seul marché des mobiles, 15 opérateurs contre seulement 3 en Chine et 4 aux Etats-Unis.

Enfin il n’y a que quelques acteurs par pays (3 en général dans les grands pays).

Au niveau européen, nous trouvons comme concurrents d’Orange : Vodafone, Deutsche Telekom, Telefonica, Movistar, EE …

Tandis qu’en France, seulement 3 autres opérateurs occupent le marché : SFR, Bouygues Telecom et Free. La France se distingue par ses tarifs, les plus bas des grands pays occidentaux.

On peut s’attendre au cours des prochaines années à une consolidation, d’une part dans chacun des pays où le nombre d’opérateurs est supérieur à 3, et d’autre part au niveau européen.

La seconde caractéristique du marché est qu’il est fortement régulé : L’Union Européenne et les Etats promeuvent la pression concurrentielle entre les opérateurs afin d’améliorer le pouvoir d’achat des consommateurs : Diminution des tarifs jugés excessifs pour les communications cross border (ex : utilisation de data à l’étranger), proposition par la commission européenne en 2016 d’un marché européen unifié numérique pour accélérer l’intégration européenne pour le marché des communications.

La conséquence est que, en France par exemple, la part des télécoms dans les dépenses des Français a diminué de 20% en 10 ans. Mais parallèlement, les autorités réglementaires imposent des obligations d’investissements dans les infrastructures réseau : c’est le cas de l’Autorité de régulation des télécoms (ARCEP) et de l’Autorité de la Concurrence qui imposent plusieurs contraintes aux opérateurs, en particulier vis-à-vis de la concurrence.

S’ajoute enfin la croissance externe qui est également très encadrée par les autorités de concurrence, étant donné le faible nombre d’acteurs au niveau national.

La troisième caractéristique du secteur est que le marché des télécommunications offre aujourd’hui un produit globalement indifférencié.

La concurrence porte donc exclusivement sur le prix et sur la qualité de l’accès au réseau internet pour des consommateurs qui utilisent de plus en plus leurs smartphones comme outils d’information et d’achat.

On notera cependant que l’apparition d’une nouvelle technologie, le software-defined network (SDN) devrait permettre d’une part une forte réduction des frais par des économies d’échelles et de personnel, et donc des prix de vente, et d’autre part le développement rapide de services réseaux à très forte valeur ajoutée (parce qu’à très haute fréquence) affranchis des spécificités des équipementiers et donc autoriser le développement rapide d’offres différenciantes.

Positionnement

Le groupe Orange est l’un des leaders européen et le leader français sur le secteur du fixe et du mobile : Il occupe 40,4% du marché internet haut débit et 35,5% du marché « mibile ».

Il se différencie en France par rapport à ses concurrents par ses taux de couverture de la population et l’importance de son réseau fixe.

En effet, Orange est considéré comme l’opérateur le plus résilient en France. Le groupe occupe également des parts de marché significatives dans ses principaux marchés : environ 28% en Espagne et en Pologne, 27% en Belgique, 35% pour le mobile en Roumanie et 40% en Slovaquie,53% au Sénégal, 42% en côte d’Ivoire, 32% en Egypte, 35% au Maroc.

Le groupe est très dépendant de son chiffre d’affaires en Europe (85% en 2017), et notamment celui de la France, qui arrive progressivement à maturité.

Mais suite à ses nouvelles acquisitions en Espagne (avec Jazztel) et en Afrique et Moyen Orient, Orange a pu augmenter son chiffre d’affaires.

Le groupe a pour stratégie d’augmenter ses investissements d’ici 2020 pour :

  • développer son réseau fibre en France, en Espagne et en Pologne : cela lui permettra de conserver son positionnement mais aussi de se préparer à l’arrivée de la 5G.
  • se développer géographiquement dans le monde émergent, notamment en déployant en Afrique et Moyen-Orient son réseau haut débit et 4G.
  • déployer progressivement de nouveaux services à valeur ajoutée comme les médias et la banque.

Prospective

3 ans après l’entrée de Free Mobile sur le marché, le groupe Orange voit son chiffre d’affaires repartir notamment suite à son acquisition de Jazztel en Espagne, ainsi que de quelques opérateurs mobiles en Afrique tels que Cellcom Telecommunications Inc au Libéria, Oasis SA en République Démocratique du Congo, ou encore Airtel au Burkina Faso.
Ces décisions vont ainsi permettre au chiffre d’affaires du groupe de continuer à croître dans les prochaines années. Sur les marchés d’Europe, Orange met en place des stratégies pour fidéliser ses clients.

Ainsi, Orange a pour objectif de développer davantage ses réseaux pour préparer l’arrivée de la 5G (en France) et pour pouvoir ainsi améliorer la qualité de ses services et en offrir de nouveaux à plus forte valeur ajoutée (objets connectés, le wifi intelligent, le bouton connecté, ses services financiers…).

Le groupe a comme projet de faire migrer ses clients DSL vers la fibre pour offrir des produits encore plus basés sur la qualité. Cela devrait être une deuxième source de croissance.
Orange a la volonté, les moyens financiers et la taille pour continuer à se développer dans le monde émergent, déployer une stratégie de produits à plus forte valeur ajoutée et pour être un acteur de la consolidation européenne qui s’annonce.
Pour un investisseur à long terme, prêt à supporter la volatilité que cette triple transformation pourrait induire sur le cours, l’action constitue une bonne valeur de rendement durable accompagnée d’un peu de croissance.

Cependant le groupe devra faire face, à l’avenir, aux pertes des revenus liés aux contrats d’itinérance conclus avec les autres opérateurs téléphoniques et spécialement Free Mobile.

Cet investisseur devra aussi rester particulièrement attentif aux évolutions réglementaires et aux potentielles disruptions technologiques.

Conflits d'intérêts

Détention d’actions de l’émetteur par l’analyste, hiboo et/ou ses salariés au moment de la rédaction et de la publication de la présente analyse financière ou de la recommandation qui peut lui être associée Détention d’actions de l’émetteur par l’analyste, hiboo et/ou ses salariés quinze jours après la publication de la présente analyse financière ou de la recommandation qui peut lui être associée Participation de l’émetteur au capital de hiboo Autres intérêts financiers importants entre l’émetteur et hiboo Rémunération de hiboo par l’émetteur au titre de la présente analyse financière Rémunération de hiboo par l’émetteur au titre d’autres prestations que l’établissement de la présente analyse financière Communication de l’analyse financière à l’émetteur préalablement à sa diffusion
Non Oui, par la société mère de hiboo Non Non Non Non Non

Cette analyse a été rédigée de manière collégiale par l’équipe hiboo, à partir des informations légales mises à disposition du public par l’émetteur (documents de référence, présentations aux analystes..) et conformément aux réglementations de l’AMF et au code de déontologie de hiboo (à consulter ici).

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