Les 10 actions françaises qui ont explosé en 2026 (SBF 120)

Le SBF 120, deuxième grand indice de la Bourse de Paris, regroupe les 120 valeurs les plus échangées de la cote française. Au-delà du CAC 40, il offre une lecture bien plus complète du marché tricolore, des grandes capitalisations aux mid caps les plus dynamiques. Et sur les six premiers mois de l’année 2026, plusieurs de ces valeurs signent des parcours boursiers exceptionnels, souvent à contre-courant d’un climat de marché chahuté par les tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Voici le palmarès des dix plus belles performances de l’indice, à la lumière de la méthode Hiboo.

1. Soitec (+532%) : le grand retour du paria

Difficile d’imaginer retournement plus spectaculaire. Après une annus horribilis en 2025 — un effondrement de plus de 70% du cours, une cascade d’avertissements sur résultats et le départ programmé de son directeur général Pierre Barnabé — le spécialiste isérois des matériaux pour semi-conducteurs avait terminé l’année à son plus bas niveau depuis 2016.

En 2026, la mécanique s’inverse totalement. Soitec signe la plus forte hausse du SBF 120 avec un bond de +532%, le marché ayant salué une stabilisation de l’activité et un assainissement après une année de purge. C’est l’illustration parfaite d’un retournement de tendance que la lecture par droite de régression et écarts-types permet d’objectiver : un titre revenu très loin sous sa moyenne historique offre, statistiquement, un potentiel de retour à la moyenne d’autant plus marqué.

hiboo parlait justement de Soitec en mars 2025 dans cette vidéo. 

2. STMicroelectronics (+202%) : le rebond du semi-conducteur européen

Autre acteur des puces, STMicroelectronics double largement sa valeur sur la période. Le franco-italien profite du redressement de l’ensemble de la filière, après une traversée du désert plombée par la faiblesse des marchés automobile et smartphone. Le titre bénéficie d’un regain d’intérêt des investisseurs pour les semi-conducteurs européens et d’anticipations d’amélioration du cycle. Une valeur emblématique de la rotation sectorielle à l’œuvre depuis le début de l’année.

3. Eutelsat (+108%) : le pari spatial européen

L’opérateur satellitaire européen Eutelsat a plus que doublé, renouant avec une dynamique haussière marquée et surperformant l’indice à plusieurs reprises. Le dossier reste spéculatif et volatil — la tendance de long terme demeure fragile — mais l’enjeu de souveraineté spatiale et de connectivité européenne, dans un contexte de rivalité avec les constellations américaines, ramène les regards sur la valeur. Un cas d’école de titre où l’analyse technique (franchissement de résistances, signaux de surachat) doit impérativement compléter l’analyse fondamentale.

4. Exail Technologies (+63%) : la pépite de la défense

Exail Technologies poursuit l’une des trajectoires les plus solides de la cote. Le spécialiste des technologies de drones, de robotique et de navigation inertielle surfe sur la vague de réarmement européen. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : les prises de commandes du groupe ont explosé sur un an, traduisant un carnet de commandes en forte expansion. Le titre incarne le thème d’investissement le plus porteur du moment.

5. Nanobiotix (+62%) : la biotech qui s’envole

Côté santé, Nanobiotix continue de faire parler d’elle. La biotech française, qui exploite les propriétés des nanoparticules pour renforcer l’efficacité des radiothérapies, signe l’une des plus fortes progressions de l’indice. Le dossier a notamment été porté par des rumeurs de rachat émanant de son partenaire américain Johnson & Johnson. Rappel d’usage : les biotechs sont des valeurs extrêmement volatiles, dont les performances spectaculaires peuvent s’inverser aussi vite qu’elles surviennent.

6. SES (+61%) : l’autre acteur du spatial

Dans le sillage d’Eutelsat, l’opérateur satellitaire SES accompagne le regain d’intérêt des investisseurs pour le spatial européen et les enjeux de souveraineté en matière de connectivité. Une performance qui confirme la vigueur du thème satellitaire sur l’ensemble de la période.

7. Vallourec (+58%) : la valeur industrielle qui ne faiblit pas

Le fabricant de tubes sans soudure pour l’énergie poursuit sa marche en avant. Vallourec bénéficie d’un bilan considérablement assaini, du soutien capitalistique d’ArcelorMittal (entré à hauteur de 27,5% du capital) et d’un environnement de prix de l’énergie porteur. Une mécanique de fond qui contraste avec la volatilité des valeurs purement spéculatives du palmarès.

8. Derichebourg (+51%) : l’économie circulaire récompensée

Spécialiste du recyclage et des services à l’environnement, Derichebourg profite du thème de l’économie circulaire et de la valorisation des métaux. Une progression solide qui illustre l’attrait croissant des investisseurs pour les acteurs de la transition environnementale dotés de fondamentaux concrets.

9. TotalEnergies (+37%) : le poids lourd énergétique

Seule véritable très grande capitalisation du palmarès, TotalEnergies profite pleinement de la flambée des cours du pétrole provoquée par l’embrasement de la situation au Moyen-Orient. Le géant énergétique démontre que les mégacaps peuvent, elles aussi, délivrer des performances remarquables lorsque le contexte macro leur est favorable — un rappel utile pour la construction de portefeuille.

10. Exosens (+31%) : l’optronique militaire au sommet

Spécialiste de l’imagerie et de l’optronique militaire, Exosens ferme le top 10. Le groupe a notamment décroché un important contrat avec l’armée américaine et bénéficie de l’appétit des investisseurs pour les valeurs de défense, encore amplifié par les tensions géopolitiques. Une dynamique qui prolonge l’envolée déjà observée en 2025.

Ce que nous enseigne ce palmarès

Quatre grands thèmes structurent les plus belles performances du SBF 120 sur le semestre :

  1. Le rebond des semi-conducteurs (Soitec, STMicroelectronics) — un retournement de cycle spectaculaire après une année de purge.
  2. La défense et le spatial (Exail, Exosens, Eutelsat, SES) — portés par le réarmement européen et les enjeux de souveraineté.
  3. L’énergie (TotalEnergies, Vallourec) — dopée par la flambée des cours du pétrole liée aux tensions au Moyen-Orient.
  4. Les retournements et paris de fond (Derichebourg, Nanobiotix) — des dossiers adossés à des tendances structurelles ou à des catalyseurs spécifiques.

Reste l’essentiel, et c’est tout le cœur de la méthode Hiboo : une performance passée, aussi spectaculaire soit-elle, n’est jamais une promesse. Un titre qui a été multiplié par six peut tout aussi bien poursuivre sa course que se retourner brutalement. Plutôt que de courir après les hausses déjà consommées, notre approche privilégie la lecture des droites de régression et des écarts-types pour identifier les zones d’entrée et de sortie statistiquement pertinentes sur les grandes capitalisations et les indices. C’est cette discipline — l’expertise d’analystes humains, et non un algorithme qui extrapole le passé — qui fait la différence dans la durée.

Cet article est publié par Hiboo à titre purement informatif et ne constitue en aucun cas un conseil en investissement. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Tout investissement en Bourse comporte un risque de perte en capital.